Peut-être cette section est-elle inutile pour nombre de lecteurs, mais nous pensons qu'il n'est pas forcement inutile de rappeler certaines choses.
Nous proposons ici une description générale du clavier français utilisé sur ordinateurs de type PC. La figure 1.2 vous présente un modèle de clavier français classique, à 102 touches. Les touches importantes sont nommées, en français et en anglais.
Sauf circonstance exceptionnelle, l'accès à un système Linux
se fait par une procédure d'identification, en fournissant un mot
de passe : Linux est en effet protégé, dans le sens où seules les
personnes autorisées peuvent l'utiliser. Celles-ci sont appelées
les utilisateurs du système. Pour plus d'information
concernant les utilisateurs, voyez la section
2.3 page
qui leur est
consacrée. L'ensemble de cette procédure (nom et mot de passe)
est appelée communément procédure de login, ou
simplement login. Bien que cela ne soit pas très
français, on dit aussi d'un utilisateur qu'il se
<<logge>> (se prononce <<logue>>) sur le
système.
Pour l'instant, bornons-nous à décrire brièvement la connexion au système. Lorsque vous démarrez Linux, après un défilement plus ou moins long et ésotérique d'informations diverses, une ligne avec un curseur attend une entrée de votre part, par exemple :
kafka login: _
Cela peut être un peu différent pour votre système, et même être en mode graphique : la procédure est toutefois identique.
Le premier mot est le nom de la machine. Pour une machine individuelle, vous verrez plus souvent le nom localhost, un nom générique pour les machines qui ne sont pas destinées a priori à être intégrées dans un réseau local.
Le terme login fait référence à l'identification attendue : à cet endroit, vous devez taper un nom d'utilisateur, validé par la touche Entrée. Pour un système qui vient d'être installé, ce nom est généralement root.
Puis apparaît la ligne :
Password: _
A cet endroit vous donnez le mot de passe correspondant à l'utilisateur indiqué précédemment. Il est normal de ne rien voir s'afficher à l'écran : c'est pour éviter que quelqu'un ne lise votre mot de passe par-dessus votre épaule. Validez par Entrée, et vous pouvez alors commencer à utiliser le système.
Considérez un ordinateur sur lequel tourne, par exemple, Linux. Ce que l'on appelle la console, c'est l'ensemble écran-clavier-souris, directement branchés sur l'ordinateur en question. La console se distingue du terminal (constitué des mêmes éléments) en ceci que ce dernier accède à l'ordinateur par l'intermédiaire d'un réseau.
Physiquement, il ne peut y avoir qu'une seule console pour un ordinateur donné (sauf de très rares exceptions). Linux, toutefois, offre la possibilité de <<faire comme si>> l'ordinateur disposait de plusieurs consoles : ces consoles sont alors dites virtuelles, car à un instant donné, seule l'une d'entre elles correspond à une réalité physique. Dans la littérature que vous pouvez rencontrer, il n'est pas rare de voir désigner les consoles par le terme <<TTY>> (qui vient du mot <<télétype>>).
En mode texte, ces consoles sont habituellement au nombre de
6. Ce nombre peut varier, être adapté à vos besoins spécifiques,
selon le contenu du fichier /etc/inittab (consultez la
section 2.5.2.1 consacrée à ce
fichier, page
).
Le passage d'une console virtuelle à l'autre peut se faire à n'importe quel moment durant le fonctionnement du système : il suffit, au clavier, de presser simultanément la touche <<Alt>> et l'une des touches de fonction <<Fn>>, où n est le numéro de la console virtuelle que vous souhaitez obtenir. Au démarrage, vous êtes sous la console 1.
Ce mécanisme peut vous paraître un gadget, mais son utilité vous apparaîtra rapidement à l'usage. Une utilisation typique est d'utiliser une console pour saisir et exécuter des commandes plus ou moins complexes, et une ou plusieurs autres consoles pour visualiser diverses documentations expliquant comment utiliser ces commandes.
Nous n'avons évoqué ici que le cas du mode texte. Un mécanisme
analogue existe pour le mode graphique, plus sophistiqué (sans
pour autant être plus complexe) : il sera abordé dans le chapitre
4 consacré à la couche
graphique, page
.
Au stade actuel de son développement, Linux est suffisamment robuste pour fonctionner vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour une durée théoriquement infinie (sauf dysfonctionnement grave d'un programme, au point de déstabiliser le système). Mais pour une machine personnelle, il est plus courant de ne l'allumer que lorsqu'on en a besoin, et de l'éteindre aussitôt que l'on a terminé ce que l'on avait à faire.
Du fait de sa complexité, Linux ne doit pas être arrêté brutalement, sous peine de risquer d'endommager gravement le système dans son ensemble (ceci est également vrai pour d'autres systèmes, tels que Windows ou Unix) : il est nécessaire, en quelque sorte, de prévenir Linux que l'on s'apprête à stopper son fonctionnement. Ceci afin de lui permettre de s'assurer que tout ce qui devait être sauvegardé l'a bien été, et plus généralement de prévenir les éventuels utilisateurs ou machines qui lui sont connectés.
L'arrêt immédiat du système se fait par l'une des deux commandes, équivalentes :
shutdown -h now
halt
Si l'on désire non seulement arrêter immédiatement le système, mais en plus redémarrer la machine juste après cet arrêt, l'une des deux commandes suivantes peut être utilisée :
shutdown -r now
reboot
Seul l'utilisateur root est normalement autorisé à utiliser ces commandes, mais certains environnements graphiques permettent à d'autres utilisateurs d'arrêter la machine.
Nous n'avons évoqué ici que les procédures d'arrêt les plus simples. Vous pouvez toutefois avoir besoin d'un comportement plus sophistiqué, selon vos besoins : consultez les pages man de shutdown pour plus de détails.